Après quatre jours de garde à vue, il a été présenté ce dimanche matin à un juge « dans le cadre d'une information judiciaire ouverte du chef de meurtres en concours au préjudice des quatre victimes », selon un communiqué du parquet de Créteil. Pour le magistrat honoraire et ancien procureur général Jacques Dallest, il s'agit d'une qualification pénale rare » qui intervient quand il y a « concours d'infractions lorsqu'une infraction est commise par une personne avant que celle-ci ait été définitivement condamnée pour une autre infraction », ajoute-t-il en citant l'article 132-2 du code pénal. Quatre victimes identifiées Les quatre corps découverts dans la Seine le 13 août ont été identifiés grâce à des analyses ADN et au Fichier national automatisé des empreintes génétiques. Deux victimes étaient sans domicile fixe : un Algérien de 21 ans et un Tunisien de 26 ans, disparus depuis fin juillet. La troisième victime, un Français de 48 ans domicilié à Créteil, avait été signalée disparue deux jours avant la découverte macabre. La dernière victime, également âgée de 21 ans et originaire d’Algérie, résidait à Choisy-le-Roi et avait disparu le 7 août. Les examens médico-légaux ont mis en évidence des lésions suggérant une strangulation sur deux corps. Un autre présentait une marque suspecte dont l’origine reste indéterminée. Les causes des décès font encore l’objet d’analyses complémentaires. Des liens établis entre le suspect et les victimes D’après le parquet, les investigations ont permis d’établir un lien entre le suspect et chacune des victimes, dans une période proche de leur disparition. L’homme fréquentait régulièrement les berges de la Seine à Choisy-le-Roi, où vivaient certains sans-abri et où se déroulaient, par ailleurs, des rencontres de passage. L’exploitation des images de vidéosurveillance et l’analyse des téléphones portables ont conduit les enquêteurs à concentrer leurs soupçons sur lui. Ce n’était pas la première fois que le suspect croisait la justice. Le 5 août, soit quelques jours avant la découverte des corps, il avait été interpellé en possession de papiers appartenant à une victime qui n’était pas encore déclarée disparue. Relâché après cette arrestation, il devait être jugé en septembre pour recel. En janvier, il avait également été poursuivi pour un vol avec dégradation. Le jour même de la découverte des corps, il avait de nouveau été contrôlé sur place par les forces de l’ordre. Un autre homme, placé en garde à vue jeudi en raison de liens avec le suspect et deux des victimes, a été relâché samedi. Aucune charge n’a été retenue contre lui à ce stade, selon les précisions du parquet.
Après quatre jours de garde à vue, il a été présenté ce dimanche matin à un juge « dans le cadre d'une information judiciaire ouverte du chef de meurtres en concours au préjudice des quatre victimes », selon un communiqué du parquet de Créteil. Pour le magistrat honoraire et ancien procureur général Jacques Dallest, il s'agit d'une qualification pénale rare » qui intervient quand il y a « concours d'infractions lorsqu'une infraction est commise par une personne avant que celle-ci ait été définitivement condamnée pour une autre infraction », ajoute-t-il en citant l'article 132-2 du code pénal. Quatre victimes identifiées Les quatre corps découverts dans la Seine le 13 août ont été identifiés grâce à des analyses ADN et au Fichier national automatisé des empreintes génétiques. Deux victimes étaient sans domicile fixe : un Algérien de 21 ans et un Tunisien de 26 ans, disparus depuis fin juillet. La troisième victime, un Français de 48 ans domicilié à Créteil, avait été signalée disparue deux jours avant la découverte macabre. La dernière victime, également âgée de 21 ans et originaire d’Algérie, résidait à Choisy-le-Roi et avait disparu le 7 août. Les examens médico-légaux ont mis en évidence des lésions suggérant une strangulation sur deux corps. Un autre présentait une marque suspecte dont l’origine reste indéterminée. Les causes des décès font encore l’objet d’analyses complémentaires. Des liens établis entre le suspect et les victimes D’après le parquet, les investigations ont permis d’établir un lien entre le suspect et chacune des victimes, dans une période proche de leur disparition. L’homme fréquentait régulièrement les berges de la Seine à Choisy-le-Roi, où vivaient certains sans-abri et où se déroulaient, par ailleurs, des rencontres de passage. L’exploitation des images de vidéosurveillance et l’analyse des téléphones portables ont conduit les enquêteurs à concentrer leurs soupçons sur lui. Ce n’était pas la première fois que le suspect croisait la justice. Le 5 août, soit quelques jours avant la découverte des corps, il avait été interpellé en possession de papiers appartenant à une victime qui n’était pas encore déclarée disparue. Relâché après cette arrestation, il devait être jugé en septembre pour recel. En janvier, il avait également été poursuivi pour un vol avec dégradation. Le jour même de la découverte des corps, il avait de nouveau été contrôlé sur place par les forces de l’ordre. Un autre homme, placé en garde à vue jeudi en raison de liens avec le suspect et deux des victimes, a été relâché samedi. Aucune charge n’a été retenue contre lui à ce stade, selon les précisions du parquet.
Après quatre jours de garde à vue, il a été présenté ce dimanche matin à un juge « dans le cadre d'une information judiciaire ouverte du chef de meurtres en concours au préjudice des quatre victimes », selon un communiqué du parquet de Créteil. Pour le magistrat honoraire et ancien procureur général Jacques Dallest, il s'agit d'une qualification pénale rare » qui intervient quand il y a « concours d'infractions lorsqu'une infraction est commise par une personne avant que celle-ci ait été définitivement condamnée pour une autre infraction », ajoute-t-il en citant l'article 132-2 du code pénal. Quatre victimes identifiées Les quatre corps découverts dans la Seine le 13 août ont été identifiés grâce à des analyses ADN et au Fichier national automatisé des empreintes génétiques. Deux victimes étaient sans domicile fixe : un Algérien de 21 ans et un Tunisien de 26 ans, disparus depuis fin juillet. La troisième victime, un Français de 48 ans domicilié à Créteil, avait été signalée disparue deux jours avant la découverte macabre. La dernière victime, également âgée de 21 ans et originaire d’Algérie, résidait à Choisy-le-Roi et avait disparu le 7 août. Les examens médico-légaux ont mis en évidence des lésions suggérant une strangulation sur deux corps. Un autre présentait une marque suspecte dont l’origine reste indéterminée. Les causes des décès font encore l’objet d’analyses complémentaires. Des liens établis entre le suspect et les victimes D’après le parquet, les investigations ont permis d’établir un lien entre le suspect et chacune des victimes, dans une période proche de leur disparition. L’homme fréquentait régulièrement les berges de la Seine à Choisy-le-Roi, où vivaient certains sans-abri et où se déroulaient, par ailleurs, des rencontres de passage. L’exploitation des images de vidéosurveillance et l’analyse des téléphones portables ont conduit les enquêteurs à concentrer leurs soupçons sur lui. Ce n’était pas la première fois que le suspect croisait la justice. Le 5 août, soit quelques jours avant la découverte des corps, il avait été interpellé en possession de papiers appartenant à une victime qui n’était pas encore déclarée disparue. Relâché après cette arrestation, il devait être jugé en septembre pour recel. En janvier, il avait également été poursuivi pour un vol avec dégradation. Le jour même de la découverte des corps, il avait de nouveau été contrôlé sur place par les forces de l’ordre. Un autre homme, placé en garde à vue jeudi en raison de liens avec le suspect et deux des victimes, a été relâché samedi. Aucune charge n’a été retenue contre lui à ce stade, selon les précisions du parquet.