Le groupe Centre France, qui emploie environ 1 600 salariés et édite huit quotidiens dans 15 départements, a engagé un nouveau plan social. Selon les syndicats, 152 suppressions de postes sont prévues, dont 30 postes déjà vacants non remplacés et 122 départs supplémentaires. Les annonces ont été faites lors de réunions du comité social et économique (CSE) dans les différents titres du groupe. Le plan vise à générer 13 millions d’euros d’économies annuelles. Il s’accompagne d’un objectif de développement des revenus numériques et diversifiés, estimé à 15 millions d’euros supplémentaires d’ici 2028.
Des inquiétudes chez les salariés
Les syndicats, l’annonce suscite de fortes inquiétudes. Ils évoquent une « spirale du déclin » et redoutent une dégradation de la couverture de l’actualité, notamment locale. Un nouveau plan de départs volontaires est envisagé, mais certains représentants du personnel doutent qu’il permette d’éviter des départs contraints. Les suppressions de postes devraient intervenir au cours du premier trimestre de l’année prochaine, selon les représentants du personnel.
Du côté de la direction de Centre France, on justifie ce plan en raison de la situation économique. En 2025, le groupe a enregistré un excédent brut d’exploitation négatif de 4,3 millions d’euros, en recul de 6 millions par rapport à l’année précédente, pour un chiffre d’affaires de 156 millions d’euros. Le modèle économique repose encore majoritairement sur le papier, qui représente 80 % des revenus mais connaît une baisse. Le numérique, de son côté, ne pèse que 10 % des recettes.
