La procédure ouverte après la découverte présumée d’un produit stupéfiant lors de la garde à vue de Rima Hassan a fait l’objet d’un classement sans suite par le parquet du tribunal judiciaire de Paris, a annoncé son avocat dans un communiqué.
Cette décision met fin à plusieurs jours de diffusion d’informations par les chaînes d’informations, jugées erronées par la défense, qui estime qu’elles ont porté atteinte à la réputation de l’élue et de sa formation politique. Le communiqué s’appuie sur une expertise réalisée le 4 avril 2026. Selon ces analyses, le produit initialement présenté comme contenant de la « 3-MMC » ne contenait en réalité « aucun produit stupéfiant ».
Un second scellé a révélé un taux « infime » de THC, compatible, selon la défense, avec l’achat légal d’un produit à base de CBD. L’avocat souligne que de telles traces peuvent être présentes dans ce type de produits, issus de la même plante. Rima Hassan avait toujours affirmé qu’il s’agissait d’un achat à usage médical, effectué légalement dans une boutique spécialisée à Bruxelles. Elle avait également donné l’adresse exacte du commerce.
Des accusations de fuites et de manipulations
La défense dénonce également des « fuites nombreuses » dans la presse, qu’elle juge « graves » et aux conséquences importantes. Elle évoque la diffusion d’informations affirmant la possession de plus d’un gramme de 3-MMC, désormais présentées comme infondées. Selon l’avocat, ces éléments traduiseraient des « procédés déloyaux et illégaux » visant à nuire à l’élue.
Le communiqué indique que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, aurait saisi l’Inspection générale de la justice et qu’une enquête a été ouverte. L’avocat demande une « prompte action » des autorités et appelle les médias ayant relayé ces informations à publier des rectifications et à présenter des excuses publiques. (Dechiffreur n’avait pas relayé ses fausses informations, NDLR) Des plaintes sont par ailleurs envisagées contre certains organes de presse.
