La ministre des Sports, Marina Ferrari, a indiqué mardi avoir saisi le procureur de la République au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, après avoir pris connaissance de « plusieurs pratiques internes » à la FFSA. Ces pratiques concernent notamment l’attribution de subventions, dont certaines versées à la FFSA Academy, ainsi que la gestion du haut niveau et certaines délégations confiées à des structures associatives. La ministre évoque des « sérieuses interrogations » quant au respect des statuts de la fédération et des principes de bonne gouvernance.
Le même jour, le président de la FFSA, Pierre Gosselin, a été révoqué lors d’une assemblée générale extraordinaire, avec 70 % des voix. Un administrateur provisoire, Jean-Luc Roger, a été désigné dans l’attente d’une nouvelle assemblée générale élective prévue le 22 avril. Les raisons précises de cette révocation n’ont pas été détaillées par la fédération. Depuis plusieurs semaines, la fédération est traversée par des tensions. Début mars, Pierre Gosselin avait annoncé avoir porté plainte contre ses prédécesseurs pour des « agissements suspects », évoquant un système de gouvernance « opaque et illégal ». En retour, ses opposants ont déposé une plainte collective contre lui, notamment pour « abus de confiance » et « détournement de fonds ».
En parallèle de la saisine judiciaire, la ministre a décidé de lancer une inspection générale afin d’évaluer le fonctionnement et la gouvernance de la FFSA. « L’utilisation de financements publics impose une exigence absolue de transparence », a-t-elle souligné à la presse, affirmant qu’il s’agit d’une « ligne rouge ».
