La journaliste Salomé Saqué dénonce le classement sans suite d’une plainte visant 74 auteurs présumés de harcèlement en ligne

La journaliste Salomé Saqué a déposé une plainte contre 74 personnes l’ayant insultée et menacée sur les réseaux sociaux. Malgré un dossier constitué avec un avocat, la procédure a été classée sans suite faute d’identification des auteurs. Elle alerte sur les difficultés à poursuivre le harcèlement en ligne.

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La journaliste Salomé Saqué © BLAST, LE SOUFFLE DE L'INFO / YT
La journaliste Salomé Saqué © BLAST, LE SOUFFLE DE L'INFO / YT

La journaliste Salomé Saqué a annoncé ce mardi avoir déposé plainte contre plusieurs internautes l’ayant ciblée par des insultes et des menaces sur les réseaux sociaux « simplement pour avoir fait [son] métier de journaliste ». Elle mentionne recevoir « régulièrement des vagues de menaces et d’insultes », dont de nombreux messages à caractère sexiste.

La journaliste indique avoir tenté différentes stratégies pour répondre au harcèlement en ligne : ignorer les messages, les dénoncer publiquement ou contacter leurs auteurs en privé. Elle a également participé à une plainte collective pour menaces de mort avec d’autres journalistes et avoir évoqué la question dans le cadre de l’UNESCO. Malgré ses alertes, les messages auraient continué. Elle affirme alors avoir décidé de déposer une nouvelle plainte, seule cette fois-ci, visant 74 personnes identifiées dans les commentaires.

Une procédure classée sans suite

La plainte a été préparée avec un avocat et accompagnée d’un dossier comprenant les messages injurieux ou menaçants ainsi qu’une attestation relatant l’impact du harcèlement sur sa santé. La journaliste indique que cette démarche a mobilisé « de l’argent, de l’énergie et du temps ». Elle précise que les frais d’avocat ont été pris en charge par le média Blast, pour lequel elle travaille.

Malgré ce dossier solide, Salomé Saqué a reçu une notification indiquant que la procédure était « classée sans suite ». Selon l’avis de classement qu’elle publie (voir ci-dessous), l’enquête n’a pas permis « d’identifier la ou les personnes ayant commis l’infraction ». En conséquence de quoi, aucune poursuite pénale n’a été engagée. Elle souligne que les 74 commentaires mentionnés dans la plainte étaient accessibles publiquement au moment du dépôt du dossier.

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