La disparition de Madoua suscite une inquiétude qui ne cesse de grandir jour après jour. Mercredi 25 février, aux alentours de 14h15, l’enfant a échappé à la vigilance de sa famille alors qu’il se trouvait sur une aire de jeux située le long de la Marne, au niveau de la promenade André-Devambez, à la frontière de Le Perreux-sur-Marne.
Selon l’appel à témoins diffusé par la préfecture de police, le petit garçon a été vu pour la dernière fois courant en direction du Perreux-sur-Marne. Madoua est décrit comme “de type africain, cheveux courts”, mesurant moins d’un mètre et de corpulence mince. Muet et atteint d’un trouble du spectre autistique, il portait un pantalon gris, un tee-shirt rouge et une parka bleu marine ornée d’une bande horizontal bleu clair au moment de sa disparition.
Une mobilisation exceptionnelle autour de la Marne
Dès le signalement, les autorités ont engagé un dispositif de recherches d’une ampleur rare. Selon une source de la préfecture de police citée par La Dépêche, tous les moyens disponibles ont été engagés : équipes pédestres, brigades fluviales, unités cynophiles, drones et hélicoptère.
Les recherches ont été menées simultanément sur terre, dans l’eau et dans les airs. Des plongeurs spécialisés, des chiens entraînés aux quêtes aquatiques et des bateaux ont parcouru la Marne, dont le débit élevé complique les opérations. La zone, bordée de villas et d’espaces végétalisés, reste difficile à explorer en raison du fort courant et de berges accessibles par endroits.
Sur place, des riverains se sont également mobilisés. Certains parcourent les rives de la Marne depuis la disparition de l’enfant. “Quand je vois la Marne montée comme ça, j’ai peur du pire”, confie une habitante, dont le conjoint a pris part aux recherches nocturnes.
La piste accidentelle privilégiée par les enquêteurs
Pour l’heure, aucune indication ne permet d’étayer une autre hypothèse que celle d’un accident, indiquent les forces de l’ordre. Les opérations terrestres ont couvert un périmètre élargi, car un enfant de cet âge peut se cacher, courir sur une longue distance ou encore monter dans un bus, rappellent les enquêteurs.
La topographie du secteur, la proximité immédiate du cours d’eau et l’absence de barrières à certains endroits renforcent les inquiétudes. Le commissariat de Commissariat de Neuilly-sur-Marne poursuit les investigations et continue de recueillir tout témoignage susceptible d’orienter les recherches.
Toute personne ayant aperçu Madoua ou disposant d’éléments utiles à l’enquête est invitée à contacter la police à tout moment, au 01 56 49 10 10. Les autorités rappellent que chaque information, même minime en apparence, peut s’avérer déterminante.
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