Calbo, membre du duo Ärsenik qu’il formait avec son frère Lino, est décédé dimanche 4 janvier à l’âge de 52 ans. La disparition du rappeur a été annoncée par plusieurs proches du groupe, confirmant une information du Parisien et provoquant une vive émotion dans le milieu du hip-hop français.
Révélé au début des années 1990, Calbo avait entamé sa carrière en 1992 aux côtés de son frère. Ensemble, ils s’imposent rapidement comme l’une des voix majeures du rap hexagonal, notamment au sein du collectif Secteur Ä, véritable vivier de talents qui rassemblait alors Passi, Doc Gynéco, Stomy Bugsy ou encore Ärsenik.
En 1998, le duo connaît une consécration avec la sortie de Quelques gouttes suffisent, premier album studio certifié double disque d’or. Porté par des morceaux devenus emblématiques tels que Boxe avec les mots ou Une affaire de famille, le disque s’impose comme une référence du rap français. Quatre ans plus tard, Ärsenik publie Quelque chose a survécu…, confirmant une écriture sombre et engagée, marque de fabrique du duo. Ces dernières années, Calbo avait poursuivi son parcours artistique en solo, avec la parution d’un EP, Quelques gouttes de plus, tout en multipliant les collaborations.
Des circonstances encore inconnues
Les circonstances exactes du décès de Colbo n’ont pas été communiquées à ce stade. L’artiste avait toutefois été hospitalisé il y a deux ans en raison de complications liées à son diabète, sans que cela ne permette d’établir de lien avec sa disparition. Depuis l’annonce de sa mort, les hommages se succèdent. Sur le réseau social X (ex-Twitter), le rappeur Rohff a salué la mémoire d’un « grand monsieur du rap et un grand frère de la vie ». « Au-delà de ses accomplissements rappologiques, je retiens toute la force et la positivité qu’il a transmises, au fil des années, à ma génération et aux suivantes », a-t-il écrit.
