Ces contenus provenaient de 13 influenceurs totalisant plus de 6 millions d’abonnés. Le juge a également ordonné à Meta de transmettre à Addictions France les données d’identification des auteurs de ces publications. Cette décision fait suite à une première condamnation de Meta en 2022 pour des faits similaires. Le tribunal a rappelé que la loi Evin encadre strictement la publicité en faveur des boissons alcooliques. Celle-ci ne peut comporter que des informations objectives (origine, composition, appellation, etc.) et doit systématiquement être accompagnée d’un message sanitaire (« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé »). Or, les contenus des influenceurs allaient au-delà de ces mentions, en associant des boissons alcoolisées à leur image et à des situations de convivialité, ce qui constitue une publicité indirecte interdite. 13 influenceurs concernés Parmi les treize influenceurs visés figurent le chef Juan Arbelaez et l’animatrice Malika Ménard. L'une des publications mentionnées dans la décision montre « M. Arbelaez tenant une bouteille de vin aux côtés de l’humoriste François-Xavier Demaison ». Ces contenus ne sont désormais plus accessibles depuis le territoire français. Instagram indique avoir restreint leur accès en réponse à une demande juridique. Le compte Instagram @drinkshad faisait quant à liui apparaître plusieursvidéos mettant en scène des jeux impliquant la consommation de boissons alcooliques. Il est depuis indisponible. Dans cette décision, on retrouve également d'autres personnalités comme le youtubeur FastGoodCuisine, le vidéaste Whoogy's qui pose avec un verre à la main dans le média Le Bonbon en octobre 2024, les chefs cuisiniers Julien Dubou et Julien Sebbag , les influenceurs Justine - alias Justinaccessible, Lizzy Causyn, Alaia Jeanneau, Cailloux, Raphaël Spezzotto-Simacourbe alias rsimacourbe, ou encore la page Facebook du blog « Pazapah » La responsabilité des plateformes en question Selon Addictions France, Meta n’a pas agi rapidement malgré plusieurs signalements. Dans certains cas, il a fallu six semaines pour obtenir une réponse négative de la plateforme, y compris lorsque l’association intervenait en tant que « signaleur de confiance ». Face à cette situation, l’association a saisi la justice afin d’obtenir le retrait des contenus et l’accès aux données des auteurs. Le tribunal a assorti son injonction d’une astreinte de 500 euros par jour de retard, valable pendant quatre mois. Pour Addictions France, cette affaire illustre les limites du cadre légal actuel. La loi Evin, adoptée en 1991, n’avait pas anticipé l’essor des réseaux sociaux ni l’impact des influenceurs. L’association appelle à une évolution législative afin d’empêcher les marques d’alcool de recourir aux influenceurs pour contourner les restrictions publicitaires. Elle souligne également que les procédures judiciaires prennent souvent plusieurs mois, alors que les contenus ont déjà pu toucher des millions de jeunes internautes.
Ces contenus provenaient de 13 influenceurs totalisant plus de 6 millions d’abonnés. Le juge a également ordonné à Meta de transmettre à Addictions France les données d’identification des auteurs de ces publications. Cette décision fait suite à une première condamnation de Meta en 2022 pour des faits similaires. Le tribunal a rappelé que la loi Evin encadre strictement la publicité en faveur des boissons alcooliques. Celle-ci ne peut comporter que des informations objectives (origine, composition, appellation, etc.) et doit systématiquement être accompagnée d’un message sanitaire (« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé »). Or, les contenus des influenceurs allaient au-delà de ces mentions, en associant des boissons alcoolisées à leur image et à des situations de convivialité, ce qui constitue une publicité indirecte interdite. 13 influenceurs concernés Parmi les treize influenceurs visés figurent le chef Juan Arbelaez et l’animatrice Malika Ménard. L'une des publications mentionnées dans la décision montre « M. Arbelaez tenant une bouteille de vin aux côtés de l’humoriste François-Xavier Demaison ». Ces contenus ne sont désormais plus accessibles depuis le territoire français. Instagram indique avoir restreint leur accès en réponse à une demande juridique. Le compte Instagram @drinkshad faisait quant à liui apparaître plusieursvidéos mettant en scène des jeux impliquant la consommation de boissons alcooliques. Il est depuis indisponible. Dans cette décision, on retrouve également d'autres personnalités comme le youtubeur FastGoodCuisine, le vidéaste Whoogy's qui pose avec un verre à la main dans le média Le Bonbon en octobre 2024, les chefs cuisiniers Julien Dubou et Julien Sebbag , les influenceurs Justine - alias Justinaccessible, Lizzy Causyn, Alaia Jeanneau, Cailloux, Raphaël Spezzotto-Simacourbe alias rsimacourbe, ou encore la page Facebook du blog « Pazapah » La responsabilité des plateformes en question Selon Addictions France, Meta n’a pas agi rapidement malgré plusieurs signalements. Dans certains cas, il a fallu six semaines pour obtenir une réponse négative de la plateforme, y compris lorsque l’association intervenait en tant que « signaleur de confiance ». Face à cette situation, l’association a saisi la justice afin d’obtenir le retrait des contenus et l’accès aux données des auteurs. Le tribunal a assorti son injonction d’une astreinte de 500 euros par jour de retard, valable pendant quatre mois. Pour Addictions France, cette affaire illustre les limites du cadre légal actuel. La loi Evin, adoptée en 1991, n’avait pas anticipé l’essor des réseaux sociaux ni l’impact des influenceurs. L’association appelle à une évolution législative afin d’empêcher les marques d’alcool de recourir aux influenceurs pour contourner les restrictions publicitaires. Elle souligne également que les procédures judiciaires prennent souvent plusieurs mois, alors que les contenus ont déjà pu toucher des millions de jeunes internautes.
Ces contenus provenaient de 13 influenceurs totalisant plus de 6 millions d’abonnés. Le juge a également ordonné à Meta de transmettre à Addictions France les données d’identification des auteurs de ces publications. Cette décision fait suite à une première condamnation de Meta en 2022 pour des faits similaires. Le tribunal a rappelé que la loi Evin encadre strictement la publicité en faveur des boissons alcooliques. Celle-ci ne peut comporter que des informations objectives (origine, composition, appellation, etc.) et doit systématiquement être accompagnée d’un message sanitaire (« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé »). Or, les contenus des influenceurs allaient au-delà de ces mentions, en associant des boissons alcoolisées à leur image et à des situations de convivialité, ce qui constitue une publicité indirecte interdite. 13 influenceurs concernés Parmi les treize influenceurs visés figurent le chef Juan Arbelaez et l’animatrice Malika Ménard. L'une des publications mentionnées dans la décision montre « M. Arbelaez tenant une bouteille de vin aux côtés de l’humoriste François-Xavier Demaison ». Ces contenus ne sont désormais plus accessibles depuis le territoire français. Instagram indique avoir restreint leur accès en réponse à une demande juridique. Le compte Instagram @drinkshad faisait quant à liui apparaître plusieursvidéos mettant en scène des jeux impliquant la consommation de boissons alcooliques. Il est depuis indisponible. Dans cette décision, on retrouve également d'autres personnalités comme le youtubeur FastGoodCuisine, le vidéaste Whoogy's qui pose avec un verre à la main dans le média Le Bonbon en octobre 2024, les chefs cuisiniers Julien Dubou et Julien Sebbag , les influenceurs Justine - alias Justinaccessible, Lizzy Causyn, Alaia Jeanneau, Cailloux, Raphaël Spezzotto-Simacourbe alias rsimacourbe, ou encore la page Facebook du blog « Pazapah » La responsabilité des plateformes en question Selon Addictions France, Meta n’a pas agi rapidement malgré plusieurs signalements. Dans certains cas, il a fallu six semaines pour obtenir une réponse négative de la plateforme, y compris lorsque l’association intervenait en tant que « signaleur de confiance ». Face à cette situation, l’association a saisi la justice afin d’obtenir le retrait des contenus et l’accès aux données des auteurs. Le tribunal a assorti son injonction d’une astreinte de 500 euros par jour de retard, valable pendant quatre mois. Pour Addictions France, cette affaire illustre les limites du cadre légal actuel. La loi Evin, adoptée en 1991, n’avait pas anticipé l’essor des réseaux sociaux ni l’impact des influenceurs. L’association appelle à une évolution législative afin d’empêcher les marques d’alcool de recourir aux influenceurs pour contourner les restrictions publicitaires. Elle souligne également que les procédures judiciaires prennent souvent plusieurs mois, alors que les contenus ont déjà pu toucher des millions de jeunes internautes.