Dimanche après-midi, le député est arrivé à la brigade de gendarmerie d’Aix-en-Provence aux côtés de son avocat, Yonès Taguelmint. Ils avaient demandé cette audition, estimant nécessaire de clarifier une situation rendue publique quelques jours plus tôt. Selon Me Taguelmint, aucune relation n’existe entre son client et un quelconque réseau de stupéfiants.
L’affaire avait rebondi après la publication d’informations par Le Canard enchaîné, qui indiquait que deux personnes avaient été arrêtées à Aix-en-Provence et que l’une d’elles aurait conversé avec le député au sujet d’une « livraison de colis ». Le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon, a confirmé qu’un des individus mis en cause travaillait comme livreur tout en exerçant une activité parallèle pour laquelle il a été condamné. Il a ajouté que les éléments fournis par M. Delogu établissaient clairement la nature des échanges. Les vérifications étant achevées, l’enquête a été close sans suite.
Une ville où le narcotrafic reste un enjeu important
La situation marseillaise continue d’être observée de près, tant les réseaux de stupéfiants marquent certains quartiers de la ville. Ces territoires restent confrontés à des rivalités entre groupes qui cherchent à contrôler des points de deal. Les autorités soulignent une diminution notable du nombre d’assassinats liés au trafic ces dernières années, mais des voix locales regrettent un manque d’accompagnement sur le plan social dans les zones les plus exposées.
Le climat s’est encore tendu ces derniers jours lorsque le militant marseillais Amine Kessaci a été évacué en urgence avant un meeting à Aix-en-Provence, après une alerte sécurité. Symbole de la lutte contre le narcotrafic et sous protection policière depuis août, il a perdu deux frères, assassinés suite à ses positions sur le narcotrafic.
